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De l’idée à la réalisation, les 5 étapes pour créer un objet connecté

Naît de l’observation du quotidien, l’idée de départ a tout de la science fiction. Quel est ce petit détail qui fait basculer le produit de son imagination à l’objet du quotidien. Comment passe-t-on de l’imaginaire au réel ? Pour en savoir plus, nous avons glané ça et là, les conseils de jeunes créateurs qui sont passés définitivement dans le monde des objets connectés. Suivez le guide pour créer un objet connecté en cinq étapes clés.

Etape n°1 : Valider son idée

La question à se poser d’urgence quand on a une idée : est-ce qu’un tel objet connecté existe-t-il déjà ? Ce n’est pas pour se décourager mais on peut s’inspirer de ce qui existe déjà et même envisager de l’améliorer en y apportant le petit plus qui fera la différence.

C’est le réflexe qu’a eu Ylann Wajsbrot, co-fondateur de Getkosmo, une cigarette électronique connectée qui vous aide à arrêter de fumer. L’idée lui est venue en voyant son frère acheter une cigarette électronique pour stopper ses mauvaises habitudes de fumeur. Mais vapoter n’a pas suffit. Dans la tête du jeune Ylann (27 ans au compteur mais déjà une solide expérience comme commercial, notamment chez Google) l’idée ne fait qu’un tour. Quelques recherches pour en avoir le coeur net, la cigarette électronique connectée n’existe pas encore ! François Rouault, un ami et  directeur technique chez Withings (rien que ça !) rejoint Ylann et ils  décident ensemble de se lancer dans la création de la première cigarette électronique connectée en novembre 2013.

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Ylann et François, co-fondateur de Kosmo

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Un point de départ similaire pour les inventeurs de Wistiki, un porte-clés connecté.

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L’équipe de Wistiki (de gauche à droite : Bruno, Théo et Hugo)

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Chacun cherche son chat. C’est la petite anecdote qui a amusé trois frères, Hugo, ingénieur, Bruno et Théo Lussato, tous les deux diplômés de l’EDHEC, l’école des hautes études commerciales. Un chat farceur qui se cache partout, et l’idée d’un capteur sur son collier naît d’une plaisanterie, suivie par une collaboration familiale efficace. Chacun y trouve sa place pour exercer son talent.

La première étape est très simple. Elle ne germe pas dans toutes les têtes mais quand elle est là, il faut se donner une chance de la voir grandir. Pour Ylann Wajsbrot les objets connectés “sont la réunion de deux choses déjà existantes. D’un côté l’objet, de l’autre les logiciels” ! Donc, c’est un monde grand ouvert qui n’attend que votre participation. Les prochaines étapes sont plus complexes. Elles vous mettront à l’épreuve…

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Etape n°2 : Concrétiser son idée

L’idée vous empêche de dormir tant elle est géniale ? En plus, l’objet connecté n’existe pas encore ! une chance ! Que faire de cette idée, comment l’expliquer ? surtout si vous n’avez pas dans votre entourage un copain ou un frère pour vous donner LE coup de main. Comment la présenter et à qui ? Beaucoup de questions en une :  (comme d’autres l’on eu avant vous) Et maintenant que vais-je faire ?

C’est bien d’avoir une idée de génie mais le but c’est de la faire connaître et de réaliser un projet bien concret. Réponse. Le prototype.

Attention, cette partie est très importante car le prototype réalisé est une véritable vitrine de votre innovation et de votre savoir-faire. Votre idée (et vous à travers elle) sera jugée sur cette présentation. Pour Bruno (Wistiki), c’ est une étape importante car ”le prototype doit répondre à tous les critères des normes européennes et américaines pour pouvoir être industrialisée”. Pour Wistiki, ce fut un an de travail. Hugo, le frère ingénieur (pour rappel) a collaboré avec Centrale Lyon et le CNRS de Lyon pour finaliser une pièce parfaite. Ylann (Kosmo) confirme : “l’ingénieur technique est important car c’est lui qui va optimiser le produit pour l’industrie” ! (et là, vous regrettez d’avoir séché les cours !)

Pas d’affolement, une imprimante 3D fera très bien l’affaire. Les Fablabs commencent à se faire connaître, vous en trouverez forcément un dans votre ville.

Afinia 3D Printer and Prints

Le conseil à noter sur vos tablettes est : “ faîtes-vous accompagne ”. C’est le premier conseil de Bruno (wistiki). Cap’tronic par exemple, est un organisme d’aide à l’innovation électronique. Grâce à un ensemble de séminaires et d’ateliers, vous pourrez acquérir toutes les armes pour conquérir votre marché. Et aussi ne pas tomber dans les pièges tendus par des industriels peu scrupuleux (étapes 4) et anticiper sa trésorerie.

Voici donc le nerf de la guerre : money, money, money !

Etape n°3 : Financer son projet

Vous avez trouvé le designer ultra tendance qui a concrétisé votre idée. Ou avez déniché l’imprimante 3D de vos rêves. Vous voyez maintenant à quoi va ressembler l’objet connecté tant désiré. Oui mais il faut le financer ! Alors quand on veut parler argent, financement, crédit, on s’adresse à qui ?

D’autant que les conseils pour bien estimer les coûts de fabrication, de commercialisation et chiffrer les bénéfices, sont les bienvenus.

Les organismes d’accompagnement à la création peuvent là aussi vous êtes très utiles (étape n°2).

Ylann (Kosmo) et son associé ont mis une bonne partie de leurs économies. Ils ont aussi bénéficié d’un prêt création d’entreprise. Deuxième conseil de Bruno : le financement participatif.

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c’est génial, car on peut faire d’une pierre deux coups !” explique Bruno. Les frères Lussato ont choisi MyMajorCompagny mais il y en a plein d’autres. “On peut tester le produit, faire comme une étude de marché. Quand les gens aiment, ils sont fans ! Ensuite cela permet de lever de l’argent. Cela catalyse le projet qui va pouvoir démarrer beaucoup plus vite.” Que demander de plus ?!

Etape n°4 : Fabriquer son objet

La fabrication. C’est parti ! L’objet est sur les lignes de montages ou presque. Il est resté en France ou parti à l’étranger. Quel est le meilleur endroit pour la fabrication ?

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C’est un choix personnel. Il faut frapper à toutes les portes et demander des devis.

Mais attention, “ la qualité avant tout ” précise Ylann (Kosmo). Quand certains tentent l’Asie, d’autres préfèrent rester en France. C’est l’option de Wistiki qui l’explique par un cocorico bien maîtrisé mais plein de bon sens.  “L’industrie française est la meilleure au monde, beaucoup plus performante. Et cela nous tenait à coeur de participer à l’industrialisation de la France”.

Pour Ylann (kosmo) le choix n’est pas encore fait. Mais il existe déjà une pré-série de la kosmo. “ C’est important d’y passer du temps car la pré-série permet de faire découvrir son objet mais aussi de le tester, de procéder à des ajustements, même s’il faut juste mettre à jour les logiciels, avant le lancement ” explique Ylann. “ Le plan de montage doit être irréprochable, conçu pour l’industriel. L’ objet doit pouvoir être monté par un aveugle ” plaisante-t-il.

Il est important de bien tester le produit et le valider. La qualité avant tout. Nous préférons prendre notre temps mais éviter les retours des utilisateurs “. Conclut Ylann.

Un point de vue que partage aussi Bruno. “ La ligne de production a demandé six mois de travail. Il y a beaucoup d’outillage à acheter. C’est du sur-mesure pour respecter le cahier des charges.”

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Etape n° 5 : Distribuer son produit

Ils sont dans leur petit carton, prêts à être livrés. Comment se passe la commercialisation ?

Les produits sont prêts à être vendus, achetés. Nous arrivons à la fin de la chaîne, supply chain, c’est-à-dire que vous avez trouvé le centre logistique qui va prendre vos produits en main jusqu’aux consommateurs, autant dire que l’heureux élu doit assurer une part très importante de votre affaire. Là aussi le choix est crutiale. Sans oublier le packaging (conditionnement et emballage).

Getkosmo sera disponible à la fin de l’année.

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Wistiki vous attend en pré-vente sur le site et sera dans les rayons de la grande distribution en Octobre.

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La création d’un objet connecté est comme toute création d’entreprise, un long chemin qu’il vaut mieux paver de bons conseils. Il y en a trois à retenir :

“Bien ficeler son plan de montage pour que le produit puisse être monté par un aveugle”

“Le financement participatif pour faire son étude de marché et lever des fonds”

“La qualité avant tout”

Nous avons rencontré deux équipes à l’ambition assurée. Des jeunes gens aux parcours déjà très solides et sérieux mais avec ce grain de folie qui les a emporté dans l’aventure de la création. Le marché des objets connectés est en pleine expansion, ouvert à toutes idées même les plus farfelues. Sauter le pas demande beaucoup de courage. S’entourer des bonnes personnes est essentiel et surtout se faire accompagner. Dans quelques mois, nous reprendrons contact avec Ylann et Bruno pour connaître leur sentiments quand l’objet de leur création sera sur toutes les lèvres ou sur toutes les clés.

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